De nouvelles anomalies sur 400 pièces destinées à des centrales!

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Communiqué du groupe EELV Manche

 

Areva a reconnu avoir décelé, au sein de son usine du Creusot (Saône-et-Loire), des « anomalies » dans le suivi de la fabrication de 400 pièces pour ses centrales et 66 de ses pièces suspectes sont actuellement en service sur des réacteurs français.
Le jeudi 12 mai, lors de l’assemblée générale des actionnaires, les dirigeants d’EDF ont affirmé qu’il n’y avait pas de menace sérieuse sur les 58 réacteurs nucléaires exploités en France.
Déjà le 4 mai, la ministre de l’environnement et de l’énergie s’était voulue rassurante « Je peux vous dire , sans anticiper, que les premiers résultats sont bons, c’est-à-dire que les pièces sont conformes. »
C’est la même confiance qui est affiché concernant le fond et le couvercle de la cuve de l’EPR alors que les premiers tests ont montré que les défauts décelés étaient plus importants et nécessitaient donc de nouveaux tests.
Cette séquence invraisemblable d’incidents, d’anomalies, de défauts voit pourtant la fin de ce mythe de la confiance dans la filière du nucléaire. C’est un mythe qui disparaît comme sont tombés le mythe de l’indépendance énergétique, du nucléaire pas cher et de l’électricité pas chère ou encore d’un EPR « tête de pont ».

Plus que l’application de la méthode Coué, il s’agit pour le gouvernement et EDF d’exercer une pression sur l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui est la seule habilité à se prononcer sur le sujet.
Les enjeux sont énormes pour cette filière, plus de 10 milliards sont déjà engagés dans le chantier de l’EPR et EDF souhaite prolonger la vie de ses centrales dont près des deux tiers ont déjà dépassé les trente ans.
Des enjeux si énormes qu’il est évident qu’il faut réussir coûte que coûte, quitte à ignorer le principe de précaution et jouer sur la sûreté de ses employés et des populations.
EELV Manche

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